Burn-out, reconversion professionnelle, entrepreneuriat : comment j’ai quitté un CDI pour créer une vie libre, voyager et travailler selon mes règles.
Aujourd’hui, je vous rédige un article un peu plus personnel.
Pendant longtemps, j’ai eu une vie cadrée : un CDI, un métier sérieux, une routine bien installée.
J’ai travaillé près de 13 ans en laboratoire de microbiologie, un univers rigoureux, précis, très structuré qui me plaisait et surtout qui me donnait une certaine sécurité. Mais à l’intérieur, quelque chose s’éteignait au fil des années. Je faisais ce qu’on attendait de moi, je suivais les règles et je cochais les cases. Je perdais cette passion pour la microbiologie. Puis, j’ai commencé à me sentir de plus en plus fatiguée, tendue, et même angoissée avec la boule au ventre le dimanche soir.
Un jour mon corps a dit stop, c’était un burn-out avec un épuisement profond, de la tristesse et de la frustration que je ne pouvais plus ignorer.
Ça a été le début d’un long cheminement que je vous partage ici.
Reconversion professionnelle : quitter un CDI pour créer une vie libre, alignée… et qui me ressemble
Quand la liberté devient une nécessité et non un luxe
L’envie de voyager était déjà là depuis longtemps. Depuis toujours même. Mais avec le temps c’était devenu mon échappatoire. Mon oxygène. Le seul moment où je retrouvais une sensation de légèreté.
Plus je partais, plus je réalisais un truc essentiel : je me sentais mieux ailleurs que dans ma vie quotidienne.
Et je n’arrêtais pas de me poser cette question : « Pourquoi est-ce que mon travail me vide, alors que les voyages me remplissent ? »
En réalité, je n’avais pas juste envie de changer de métier, j’avais envie de changer de manière de vivre. Ne plus avoir de chef, ne plus demander l’autorisation, ne plus rentrer dans un cadre qui ne me correspondait plus. J’avais surtout besoin de reprendre le pouvoir sur mes choix. Être LIBRE.

Quitter un CDI après presque 13 ans : la peur, le doute… et l’évidence
Même pendant ces années en CDI, avec une vie cadrée et une routine installée, il y a une chose qui n’a jamais changé : je ne suis jamais vraiment rentrée dans un moule. J’ai toujours fait mon travail sérieusement, mais intérieurement, je sentais que je fonctionnais différemment. J’avais besoin de comprendre, de questionner, de créer, de faire à ma façon. Les cases trop étroites, les chemins tout tracés, les “on a toujours fait comme ça”… ça n’a jamais vraiment résonné en moi. Avec le recul, je crois que cette résistance au moule faisait déjà partie de mon ADN. C’était là, bien avant que je mette des mots dessus. Et c’est sûrement ce qui explique pourquoi l’entrepreneuriat m’a semblé, un jour, comme un retour à quelque chose de plus juste pour moi et non comme un saut dans le vide.
Quitter un CDI après autant d’années, ce n’est pas une décision légère. Tout le monde me disait « Moi je ne pourrais pas faire ça » ou « Whaouw quel courage tu as eu de le faire » ou » Oh, j’aimerais pouvoir faire pareil mais je n’y arrive pas. »
Bien sûr, il y a la peur du vide, la sécurité qu’on abandonne et cette petite voix qui me murmurait : “Et si tu faisais une erreur ?”
La vérité, c’est que je n’avais aucune certitude mais j’avais une évidence : continuer comme avant m’était devenu impossible. Mes relations avec mes chefs se dégradaient, et physiquement je n’y arrivais plus.
Je n’ai pas tout plaqué du jour au lendemain avec une idée claire et un plan parfait. Pas du tout ! J’ai avancé à tâtons, j’ai exploré, j’ai appris.
Se former, se chercher, accepter de ne pas savoir tout de suite…
Avant de quitter définitivement mon CDI, j’ai pris un congé de formation. Je savais exactement ce que je voulais faire mais j’avais besoin de temps, de recul, et surtout de nouvelles compétences. Je me suis formée au graphisme, au webdesign et au marketing digital. J’ai eu la chance d’obtenir une rupture conventionnelle, puis j’ai sauté le pas, je me suis lancée directement dans le bain de l’entrepreneuriat, avec mon propre studio de graphisme et webdesign.
Je n’ai pas attendu d’avoir tout compris, ni d’être parfaitement prête. J’ai avancé en même temps que j’apprenais. J’ai continué à voyager, parce que c’était vital pour moi, même si ce n’était pas toujours simple financièrement ou émotionnellement. Il y a eu des moments de doute, de fatigue, d’incertitude. Mais je me suis accrochée. J’ai ajusté, j’ai évolué, j’ai tenu. Et avec le recul, je sais que cette période, aussi inconfortable qu’elle ait été, m’a permis de construire quelque chose de solide, à mon rythme, et surtout à mon image.
Quand le voyage devient plus qu’une passion
Le voyage n’a jamais été qu’une simple passion pour moi. Bien avant de quitter mon CDI, il occupait déjà une place centrale dans ma vie. Mon blog voyage Évasions Gourmandes est né en 2015, alors que j’étais encore salariée. À l’époque, c’était juste un espace à moi, un souffle, un endroit où je pouvais raconter mes voyages, partager mes ressentis. Je ne connaissais rien au monde du blogging, au web. Et pourtant, avec le temps, ce blog est devenu bien plus que ça. Il m’a permis de me projeter autrement, de comprendre que je pouvais créer quelque chose qui me ressemblait, en dehors du cadre dans lequel j’évoluais.
C’est lui qui m’a donné la confiance nécessaire pour envisager une autre vie, et qui m’a, d’une certaine manière, aidée à sauter le pas vers l’entrepreneuriat.

L’indépendance : pouvoir faire ce que j’ai envie, quand j’en ai envie
Aujourd’hui, ce que j’aime par-dessus tout dans ma vie d’indépendante, ce n’est pas un métier précis. C’est la liberté de ne pas faire qu’une seule chose.
Je ne voulais plus jamais être enfermée dans une case. Je peux faire du graphisme, du webdesign, accompagner des personnes en tant que Travel Planner, créer du contenu, et aussi développer une activité de marketing de réseau.
Je choisis ce qui me fait vibrer. Je choisis ce qui a du sens pour moi à un moment donné. Je choisis ce que j’ai envie de développer… ou de laisser de côté, et avec qui.
Il n’y a personne au-dessus de moi pour me dire ce que je dois faire. Pas de chef. Pas de hiérarchie. Je n’ai plus besoin de me justifier pour une absence, je gère ma journée comme je l’entends. Je peux adapter mon travail à ma vie et pas l’inverse. Cette liberté-là, pour moi, n’a pas de prix même si, contrairement à ce qu’on croit, l’indépendance n’est pas synonyme de facilité. Il y a des doutes, beaucoup de remises en question ,des périodes tendues, d’autres plus sereines.
La meilleure décision de ma vie !
Aujourd’hui, clairement, je peux dire que c’est la meilleure décision de ma vie, même si ce n’est pas rose tous les jours. Si je devais résumer ce chemin parcouru, je dirais ceci :
– On ne change pas de vie par caprice, mais par nécessité intérieure.
– On n’a pas besoin d’avoir un plan parfait pour commencer.
– On peut avoir plusieurs activités, plusieurs sources de revenus, plusieurs envies.
– La liberté professionnelle, ça se construit, pas à pas.
– Et surtout : il n’est jamais trop tard pour se choisir. Même à 40 ans, on peut changer de vie !
Je croise ou j’échange avec beaucoup de personnes en pleine remise en question, épuisées mentalement et physiquement par leur job. Des personnes aussi en quête de sens ou qui rêvent de liberté, de voyage, d’un quotidien plus doux… mais qui n’osent pas. Je n’ai pas de solution magique mais je sais une chose : écouter cette envie de changement c’est déjà mettre un pied dans une nouvelle vie. La reconversion professionnelle est souvent un retour à soi, alors n’attendez plus pour oser vous lancer, essayer, tenter !
Il existe aujourd’hui de nombreux métiers pour se reconvertir professionnellement et changer de vie, parfois plus accessibles qu’on ne l’imagine ! Voici ma petite liste :
- graphiste ou webdesigner, créateur de sites web
- community manager, social media manager
- rédacteur web
- consultant SEO
- travel planner, je vous en parle en détails dans cet article.
- assistant·e virtuel·le
- coach, thérapeute ou accompagnant (avec une vraie formation)
- consultant indépendant dans son ancien domaine
- créateur/créatrice de contenu, créateur/créatrice UGC
- entrepreneur.e dans MLM
- photographe
- monteur vidéo
- UX/UI designer
- chef de projet digital ou encore formateur indépendant
Vous pouvez aussi aller jeter un oeil à l’article « Reconversion, trouver un métier qui a vraiment du sens » d’Elise Reynard, la 1ère formatrice au métier de travel planner en France. Un article pertinent et inspirant sur la reconversion professionnelle quand on cherche plus de sens dans son travail, que j’ai trouvé enrichissant et complémentaire à mon propre parcours.

J’espère que cet article vous aura, ne serait-ce qu’un peu, éclairé, rassuré ou donné l’élan nécessaire pour envisager un autre chemin. La reconversion professionnelle n’est pas toujours simple, ni linéaire, mais elle peut être profondément libératrice. On n’a pas besoin d’avoir toutes les réponses pour commencer, juste le courage d’écouter cette petite voix intérieure qui demande autre chose. Parfois, se lancer, ce n’est pas tout quitter du jour au lendemain, c’est simplement s’autoriser à essayer, à apprendre, à créer une vie plus alignée avec qui l’on est vraiment.












6 Comments
Ta plume est toujours très juste, merci 🩷
Merci beaucoup
Merci pour ce partage très intéressant. Parfois on met plusieurs années avant de tout quitter. Parce que l idée a besoin de mûrir d être étudiée et adaptée à nos envies et nos besoins. L essentiel et de se sentir bien même si il y a des risques. Passer à l acte c est avancer et être acteur de sa vie et personne ne peut agir à notre place.
Bravo et merci de nous faire partager ton expérience
Isabelle
Merci pour ce commentaire. C’est très vrai. J’ai commencé à penser à cette reconversion professionnelle environ 4 ans avant de franchir le pas.
J’ai toujours eu cette flamme mais le jour où elle s’est réveillée elle est devenue indomptable. Travailler pour moi est la meilleure décision de ma vie.
Et je te comprends tellement ! Merci pour ton commentaire !